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03-03-2010 (484 lectures)

La CGTM appelle au dialogue 
La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), une des trois principales centrales syndicales du pays, a lancé, le jeudi 25 février, un pressant appel au gouvernement en vue de l'ouverture d'un dialogue, «franc et sincère», entre partenaires sociaux. La centrale syndicale justifie sa requête par divers motifs, comme «la situation sociale difficile, la faiblesse du pouvoir d'achat des travailleurs, l'absence de couverture sociale suffisante et de qualité, la montée vertigineuse et continue du prix d'achat des denrées de base, le mécontentement généralisé des fonctionnaires et agents de l'Etat, suite à l'attribution d'une indemnité de transport sur la base d'un mode opératoire décrié».

Accord syndicats malien, mauritanien et sénégalais sur la migration 
L'Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) et la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) viennent de signer, à Bamako, un protocole d'accord sur la gestion des flux des travailleurs migrants ressortissants de ces trois pays, a appris, jeudi, la PANA, auprès de la centrale syndicale malienne.
La signature de ce document répond à l'appel lancé, le 18 décembre dernier, lors de la célébration de la journée internationale des travailleurs migrants, en vue de mettre en place un cadre trilatéral de gestion de cette catégorie de travailleurs. Première du genre, l'initiative entre, en droite ligne, dans la mise en oeuvre du programme pour l'Afrique initié, par le bureau régional de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), au profit des travailleurs.
Par cet accord, les centrales syndicales des trois pays s'engagent à promouvoir la protection des droits des travailleurs migrants, en mettant en place une plate-forme de gestion des flux migratoires. Elle permettra de mettre, à la disposition des candidats à l'émigration, des informations sur les principes et les législations des pays d'accueil, de développer les canaux d'échanges sur les droits des travailleurs et d'encourager les syndicats des pays d'accueil à coopérer et à se mobiliser pour la célébration de la journée internationale des migrants.
La signature du protocole d'accord fait suite à un atelier-bilan d'un programme dénommé "améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d'oeuvre en Afrique du Nord et de l'Ouest", tenu en décembre dernier à Nouakchott, qui avait recommandé de nouer une synergie, en matière de migrations, entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, trois importants pays de départ ou de transit des candidats à l'émigration en Afrique de l'Ouest. 

 

Mission  de l’UFP en Aftout
Une importante délégation de l’Union des Forces de Progrès (UFP), conduite par le député Moustapha Ould Bedredine, a entrepris un long périple, à travers la zone communément appelée «le triangle de la pauvreté». Ainsi, les missionnaires du parti d’Ould Maouloud ont eu l’occasion de voir les «réalisations très importantes», exagérément magnifiées par des reportages tendancieux et intéressés de la TVM, entreprises dans le cadre du gigantesque projet – plus d’un milliard d’ouguiyas – de lutte contre les séquelles de l’esclavage et de réinsertion des milliers d’(ex?)-esclaves qui vivent dans un dénuement total. Partout où ils sont passés, les membres de la délégation de l’UFP ont tenu des meetings au cours desquels ils ont dressé un tableau, très sombre, de la situation générale du pays. Selon eux, la situation se dégrade, depuis le coup d’Etat du 6 août, de jour en jour, contrairement aux allégations, disent-ils, des gouvernants. D’ailleurs, selon Ould Bedredine, les choses sont telles que le risque d’explosion n’a jamais été aussi grand.


Leçon de l’UPR
L’Union Pour La République (UPR) a publié un communiqué, sévère, mettant en cause l’amateurisme, le manque de probité morale et la légèreté avec lesquels la presse traiterait les questions d’actualité. Selon les termes du communiqué, les affaires internes du parti sont particulièrement maltraitées et entourées de toutes sortes d’affabulation, signes d’une particulière mauvaise foi. Selon l’UPR, l’état de la presse n’est que la manifestation d’une crise morale généralisée. Une presse dont l’UPR déplore l’inutilité et prédit les multiples échecs. Autres temps, autres mœurs. En vingt-et-un ans d’attaques d’une presse beaucoup plus virulente, le PRDS, l’ancêtre de l’UPR, ne fut jamais aussi remonté contre une institution démocratique qui n’est tenue, nullement, à tendresse envers un quelconque parti, fût-il celui du président de la République. L’UPR ferait mieux de s’occuper à solutionner la crise sournoise qu’elle traverse, déjà, à moins d’un an de sa fondation, plutôt que de déclarer la guerre à une structure qui ne demande qu’à jouer le rôle qui est le sien: contribuer à l’émergence d’une véritable démocratie, dans un véritable Etat de droit où de véritables partis politiques rivalisent, dans un esprit véritablement sain. 


Berger à la bergère
Lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux de son parti, le chef de file de l’opposition démocratique, Ahmed Ould Daddah, président  du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), a dressé un tableau, peu élogieux, de la situation nationale. Selon lui, la conjoncture économique est particulièrement préoccupante. Aucun grand projet n’est en vue et les prix continuent à flamber, de façon incontrôlée. Sur le plan sécuritaire et diplomatique, le chef de file de l’opposition estime que le petit incident suscité par la libération, par le Mali, de quatre terroristes dont un mauritanien, a été mal géré. Pour lui, le terrorisme est un phénomène rebelle aux entreprises séparées. C’est à peine si une réponse sous-régionale parviendra à le juguler. C’est pourquoi Ahmed Ould Daddah exhorte-t-il les présidents malien et mauritanien à prendre l’initiative de dépasser ce malentendu et à continuer, avec l’Algérie et le Maroc, de conjuguer les efforts pour la mise sur place d’une stratégie, commune, de lutte contre ce phénomène planétaire. Réagissant à ces propos, l’UPR a sorti un communiqué dans lequel elle s’indigne de l’analyse d’Ahmed Ould Daddah qui n’a, selon les termes du texte, donné aucun exemple illustrant ses allégations. Et de citer les nombreuses avancées enregistrées, en sept mois, par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pour Mohamed Yahya Ould Horma, il est paradoxal que le chef de file de l’opposition se plaigne de n’avoir jamais été convoqué par le président, comme le prévoit la Constitution, car cette disposition constitutionnelle a un préalable: celui de reconnaître la légitimité du président de la République. Ahmed Ould Daddah l’a-t-il formellement fait? se demande Ould Horma.

 
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