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CAN: Pharaons puissance 7 Version imprimable Suggérer par mail
03-02-2010 (535 lectures)
L’équipe nationale d’Egypte, dénommée  les «Pharaons», a remporté, dimanche à Luanda, la 27ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN2010), en battant en finale, les Blacks Stars du Ghana, mythique formation des années 1960-1970, sur le score de 1-0. Au total,  les joueurs des bords du Nil ont inscrit sept fois, au palmarès de la prestigieuse compétition, le nom de leur pays: 1957,1959, 1986,1998, 2006, 2008 et 2010.
Sur le terrain, on aura assisté à une rencontre peu emballée, un match fermé par une défense ghanéenne de zone. Une ouverture  tardive du score, à la 85ème minute, alors que les acteurs et témoins de l’événement avaient déjà l’esprit tourné vers une prolongation. Le coup est réussi par  Gedo, un  jeune remplaçant de luxe, arrivé, dans l’effectif,  tout juste au cours de l’année 2009. Pour le fait du jour,  embusqué aux 16 mètres, dans une position légèrement décalée, il  enroule le ballon dans le côté opposé du filet. Cela à la suite d’un «une-deux» avec un autre jeune qui affiche une sorte d’insouciance «insolente»,  Mohamed Zidan, ce  nouveau diamant d’un football égyptien, riche en talents au long de sa prestigieuse histoire. L’auteur du but de la finale  du dimanche 31 janvier 2010  réalise un véritable tour de force, en totalisant 4 buts, avec seulement 5 bouts de matches joués. Ce qui le classe en tête des buteurs d’une édition 2010 décidément pauvre en artificiers. La réalisation-couperet de Gedo a mis fin aux espoirs d’une courageuse équipe du  Ghana,  décimée par les blessures. L’absence de plusieurs cadres, remplacés, au pied levé, par la classe-biberon, révélée, au grand public, lors de la dernière Coupe du Monde junior, qui avait, justement, connu son épilogue dans la victoire finale des compatriotes du très célèbre Abedi Pelé.
Fait unique dans l’histoire de la CAN, c’est le troisième titre d’affilée, pour les  Pharaons qui  bouclent la parenthèse Angola 2010 avec 6 victoires, 17 buts marqués, 2 buts encaissés, la meilleure attaque, la meilleure défense et une impressionnante série de  18 matches sans défaite. La cuvée des Pharaons 2010 était, pourtant, amputée de ses meilleurs atouts offensifs, avec l’absence de Ali Abou Treka et Amr Zaki. En tout cas, les Pharaons volent vers le 7ème ciel et entrent au panthéon de l’éternité, sous la férule d’un technicien désormais mythique, Hassen Shehata, ancienne gloire des années 60 et 70, qui aura gagné, à trois reprises, le trophée continental tant convoité. Au nez et à la barbe des entraîneurs étrangers, ces «mercenaires», rétribués à coups de dizaines de millions de francs CFA, dont les différentes équipes, constituées par une armada de joueurs évoluant dans les grands championnats européens, ont cédé face au déroutant  collectif, au sens tactique et à la maîtrise technique individuelle des joueurs au maillot rouge.
Victoire d’une expertise locale, une  réalité qui pourrait annoncer la «mort» des «sorciers blancs» dont les différentes formations ont été incapables de présenter un projet de jeu, malgré la présence d’incontestables talents dans leurs rangs. Tout juste un bémol, par rapport à ce constat, vu la différence du niveau d’organisation entre les structures du football au pays des Pharaons et les autres. On épiloguera, longtemps, sur le «faible» niveau de l’arbitrage, un problème récurrent, et les dérives de la CAF, empêtrée dans un règlement pour la qualification au goal-average particulier, source de toutes les confusions. Qui applique, de surcroît, ses textes à la lettre et sans discernement, avec un sabre coupant le football togolais, condamné à 4 ans de suspension de toute participation à la messe continentale. Le motif, une «interférence politique» dont l’origine est, pourtant, un cas de force majeure. Renversant, non? Et votre responsabilité dans cette affaire, messieurs de la CAN?
Amadou Seck
 
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