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Interview
Biram Ould Dah Ould Abeid, président d’Initiative pour la Résurgence du Mouvement anti-esclavagiste Version imprimable Suggérer par mail
25-08-2010 (317 lectures)

‘’La communauté des Maures doit s’arranger à hisser les justes parmi ses fils, dans les cercles de décisions, pour qu’il leur incombe la tâche, historique, urgente et ô combien délicate, de désamorcer la bombe de l’explosion communautaire qui couve dangereusement en Mauritanie’’

Biram Ould Dah Ould Abeid  est devenu, depuis quelques temps, l’icône  de la lutte contre l’esclavage et de toute forme de ségrégation en Mauritanie. Reprenant le flambeau des organisations  pionnières comme El Hor et SOS Esclaves, l’homme  pense que le temps est venu de passer à la vitesse supérieure,  quitte à déplaire et à déranger le pouvoir en place et les esclavagistes. Un combat qui  lui a causé quelques ennuis: refus de lui renouveler son passeport de service, pour l’empêcher de voyager  et, donc, de propager son discours; limogeage de son poste à la Commission nationale des droits de l’Homme. Très virulent, BDA  «tire presque sur tout ce qui bouge»,  explique un journal de la place, ce qui lui a valu injures et menaces. A-t-il peur  pour sa vie? Non, répond-il, parce que la liberté n’a pas de prix. Ses modèles locaux: Messouad Ould Boulkheir et Boubakar Ould Messaoud, membres fondateurs d’El Hor. Ailleurs dans le monde, il se réfère à Nelson Mandela et à Martin Luther King. Son bureau, situé non loin de l’école 7, est devenu le lieu de refuge des démunis et autres victimes de l’esclavage à qui il consacre des heures pour écouter et tenter de trouver des solutions. Le Calame l’a rencontré.

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Mariam SOUMARE, athlète française d’origine mauritanienne, dans un entretien exclusif avec Kassataya Version imprimable Suggérer par mail
25-08-2010 (239 lectures)

‘’Sarkozy  m'a demandée de quelle origine j'étais. J'ai répondu que j'étais d'origine mauritanienne et il m'a dit : « Mais je connais la Mauritanie et le Mali »’’
 Comme une fusée jaillie du néant, une silhouette noire déchire le ciel européen en cet après-midi estival de juillet 2010. La fusée, c’est pour le bouquet final, devant un public hébété de voir débouler une parfaite inconnue qui grille la politesse à une belle brochette de favoris. Les parieurs en seront pour leurs frais. Pour Mariam Soumaré, ce jour de gloire est l’aboutissement d’efforts consentis sur les pistes d’athlétisme depuis quelques années déjà. Athlète atypique, Mariam l’est assurément, elle qui n’est arrivée dans cette discipline que tardivement, à l’âge de 18 ans. Cinq années pour côtoyer les plus hauts sommets, les cimes. Vous avez dit rapide ? Une médaille de bronze qui révèle Mariam au monde. Une performance pour les spécialistes. Mais le meilleur est à venir. Un jour plus tard, le monde du sport entend le coup de tonnerre, l’or aux 200 mètres et surtout un record personnel pulvérisé. Pour rappel, Mariam a gagné le bronze  sur 100 mètres en 11''18, l’argent sur 4X100 mètres en 42''45 et l’or sur 200 mètres en  22''32. 
Qui dit mieux ? C’est cette athlète exceptionnelle partagée entre Djougountourou au Guidimakha et Villiers-le-Bel, la Mauritanie et la France que KASSATAYA a rencontrée..

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