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Vacances
25-08-2010 (250 lectures)
En attendant qu’un hypothétique dialogue s’instaure ou que l’opposition et la majorité arrêtent de se chamailler pour des broutilles, Le Calame prendra deux semaines de vacances. Notre prochaine édition sera dans les kiosques le mardi 14 septembre, Incha Allah
 
Editorial: Cohésion
25-08-2010 (269 lectures)

Parmi les nombreux paramètres susceptibles d'assurer l'efficacité de la lutte contre Al Qaïda au Maghreb, la cohésion entre les Etats régionaux concernés n'est pas le moindre. En soutenant que le président malien avait été informé, à temps, du raid anti-AQMI du 22 juillet, le président mauritanien  rappelait-il cette évidence ou cherchait-il à lui nuire, lors de son dernier entretien avec " Jeune Afrique " ? Notre confrère malien Adam Thiam, dans son éditorial du 17 août, in " Le Républicain ", opte pour la seconde hypothèse. Est-ce bien raisonnable ?
C'est, en tout cas, renforcer la thèse qu'un des maillons faibles - sinon, "le" maillon faible -  de la lutte anti-terroriste se situe dans l'ambiguïté des relations mauritano-maliennes. Ce faisant, on conforte la position d'AQMI au Nord-Mali, qui joue, non seulement, sur la carte de la " paix ethnique " malienne mais, aussi, sur celle de la diversité des priorités entre les Etats de la région, notamment le Mali et la Mauritanie.
Ainsi que le soulignait Ian Mansour de Grange, dans notre édition du 04 août 2010 (" Réflexions saharo-musulmanes ") l'implantation d'AQMI au Sahara repose sur, au moins, un demi-siècle de " cécité politique ", notamment dans le règlement de " l'affaire touareg ". On ne peut pas dire qu'avant ATT, le Mali se soit distingué par une approche constructive d'un sujet qui, il est vrai, nécessitait et nécessite, toujours, une concertation intelligente et compréhensive entre, au moins, cinq Etats de la région (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Niger). Mais ne polémiquons pas. Disons, simplement, que la politique d'ATT nécessite une patience dont profite, conjoncturellement, AQMI.

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Biram Ould Dah Ould Abeid, président d’Initiative pour la Résurgence du Mouvement anti-esclavagiste
25-08-2010 (317 lectures)

‘’La communauté des Maures doit s’arranger à hisser les justes parmi ses fils, dans les cercles de décisions, pour qu’il leur incombe la tâche, historique, urgente et ô combien délicate, de désamorcer la bombe de l’explosion communautaire qui couve dangereusement en Mauritanie’’

Biram Ould Dah Ould Abeid  est devenu, depuis quelques temps, l’icône  de la lutte contre l’esclavage et de toute forme de ségrégation en Mauritanie. Reprenant le flambeau des organisations  pionnières comme El Hor et SOS Esclaves, l’homme  pense que le temps est venu de passer à la vitesse supérieure,  quitte à déplaire et à déranger le pouvoir en place et les esclavagistes. Un combat qui  lui a causé quelques ennuis: refus de lui renouveler son passeport de service, pour l’empêcher de voyager  et, donc, de propager son discours; limogeage de son poste à la Commission nationale des droits de l’Homme. Très virulent, BDA  «tire presque sur tout ce qui bouge»,  explique un journal de la place, ce qui lui a valu injures et menaces. A-t-il peur  pour sa vie? Non, répond-il, parce que la liberté n’a pas de prix. Ses modèles locaux: Messouad Ould Boulkheir et Boubakar Ould Messaoud, membres fondateurs d’El Hor. Ailleurs dans le monde, il se réfère à Nelson Mandela et à Martin Luther King. Son bureau, situé non loin de l’école 7, est devenu le lieu de refuge des démunis et autres victimes de l’esclavage à qui il consacre des heures pour écouter et tenter de trouver des solutions. Le Calame l’a rencontré.

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Mariam SOUMARE, athlète française d’origine mauritanienne, dans un entretien exclusif avec Kassataya
25-08-2010 (240 lectures)

‘’Sarkozy  m'a demandée de quelle origine j'étais. J'ai répondu que j'étais d'origine mauritanienne et il m'a dit : « Mais je connais la Mauritanie et le Mali »’’
 Comme une fusée jaillie du néant, une silhouette noire déchire le ciel européen en cet après-midi estival de juillet 2010. La fusée, c’est pour le bouquet final, devant un public hébété de voir débouler une parfaite inconnue qui grille la politesse à une belle brochette de favoris. Les parieurs en seront pour leurs frais. Pour Mariam Soumaré, ce jour de gloire est l’aboutissement d’efforts consentis sur les pistes d’athlétisme depuis quelques années déjà. Athlète atypique, Mariam l’est assurément, elle qui n’est arrivée dans cette discipline que tardivement, à l’âge de 18 ans. Cinq années pour côtoyer les plus hauts sommets, les cimes. Vous avez dit rapide ? Une médaille de bronze qui révèle Mariam au monde. Une performance pour les spécialistes. Mais le meilleur est à venir. Un jour plus tard, le monde du sport entend le coup de tonnerre, l’or aux 200 mètres et surtout un record personnel pulvérisé. Pour rappel, Mariam a gagné le bronze  sur 100 mètres en 11''18, l’argent sur 4X100 mètres en 42''45 et l’or sur 200 mètres en  22''32. 
Qui dit mieux ? C’est cette athlète exceptionnelle partagée entre Djougountourou au Guidimakha et Villiers-le-Bel, la Mauritanie et la France que KASSATAYA a rencontrée..

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Pouvoir/opposition: L’impossible dialogue
25-08-2010 (238 lectures)

Quatorze mois après le scrutin présidentiel du 18 juillet 2009, consacrant le retour à l’ordre constitutionnel, la crise politique, née du putsch du 6 août 2008, persiste, avec des acteurs qui n’arrivent, toujours pas, à s’entendre sur un minimum, malgré la bonne volonté de quelques-uns et de nombreuses tentatives.
Nouvelle preuve – une de plus – administrée aux Mauritaniens, à l’occasion du dîner-débat organisé par la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), un collectif d’une dizaine de partis, pour marquer le passage de témoin de la présidence tournante entre Boydiel Ould Houmeid, leader du nouveau parti El Wiam et Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des Forces de Progrès (UFP).  L’évènement s’est déroulé dans la nuit  du mercredi 18 au jeudi 19 août dernier. Soirée au cours de laquelle l’opposition est revenue sur la question du dialogue, juste pour  constater «la mauvaise volonté» du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, en dépit de tous les signaux indirects ayant entretenu l’espoir ou, simplement, l’illusion, au cours des dernières semaines.
Parlant au nom du nouveau président de la COD, Mohamed Ould Maouloud, absent, le vice-président de l’UFP, Ba Boubacar Moussa, est revenu sur l’accord de Dakar de juin 2009, faisant observer  que «le chef de l’Etat avait, en effet, décidé de le déchirer, avant même que sa propre signature ne sèche, se considérant comme non engagé par son contenu. S’il en est ainsi, dans la mesure où c’est l’accord de Dakar qui constitue la base juridique de l’organisation de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009, nous pouvons considérer cette dernière comme nulle et sans effet».

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Inondations à Nouakchott : Le pire est devant nous
25-08-2010 (252 lectures)

Il suffisait, chaque année, de quelques millimètres de  pluie, pour que les Nouakchottois  pataugent dans l’eau.  Cette année, on compte, déjà,  en dizaines de millimètres. Les récentes  pluies qui se sont abattues dans la capitale, sur fond de chantiers routiers manifestement sans plan d’exécution, ont imposé le chaos dans la ville. Des embouteillages monstres, des routes complètement impraticables, défoncées, des odeurs nauséeuses, notamment dans les quartiers de Sebkha, El Mina, Basra, Mendes et Socogim. De fait, aucun quartier ou presque n’est  épargné.  Mais en dépit de l’effroyable capharnaüm, les pouvoirs publics ne font rien pour parer au plus pressé.  Quelques opérations ponctuelles, véritables coups d’épée… dans l’eau. On enregistre, ça et là, des visites de quelque ministre, préfet ou wali, compatissant, sous l’œil larmoyant des médias officiels, avec les victimes. Le vrombissement de quelques  motopompes,  envoyées pour évacuer, dans des citernes,  les eaux  de certains endroits transformés en de véritables rivières en crue. Quelques vivres distribuées, toujours sous l’œil, cette fois enthousiaste de la TVM. Pauvres populations victimes qui, pour quelques poignées de dattes, kilos de riz, litre d’huile,  remercient leur «direction éclairée» pour avoir pensé à eux. Quel pays! Quels citoyens!
Au Calame, nous avons attiré l’attention sur le sort de certains quartiers, l’hivernage passé. Nous avons, également, relevé les risques que faisaient encourir, aux populations de Sebkha et, surtout, d’El Mina, les routes bitumées construites, ça et là, en surplomb des portes d’habitation. 

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Libération des otages espagnols par AQMI
25-08-2010 (203 lectures)

La nébuleuse terroriste Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a libéré, dimanche, deux otages espagnols: Albert Vilalta et Roque Pascual. Une nouvelle confirmée, le jour même, par plusieurs sources bien au fait de la situation sécuritaire dans le grand Nord du Mali. Mais, dimanche soir, les gouvernements maliens et espagnols n’avaient pas encore confirmé la nouvelle. Ce qui laisse supposer que l’opération était encore en cours.
Les otages avaient été capturés sur la route Nouadhibou-Nouakchott, le 29 novembre 2009, et conduits, sur plus de 2.000 kilomètres, pour de longs mois de captivité. Alicia Gomez, membre du même groupe, travaillant pour une ONG humanitaire de Barcelone, avait bénéficié, dès février 2010, de la première mesure de clémence d’AQMI.
La décision de libération des otages espagnols intervient cinq jours après l’extradition, vers le Mali, d’un ressortissant originaire du Nord de ce pays, Omar Sahraoui, un homme d’une cinquantaine d’années, condamné à 12 ans de réclusion  criminelle  par la justice mauritanienne pour «complicité», dans l’opération d’enlèvement des trois otages.

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Injustice et manipulation
25-08-2010 (306 lectures)

Les 98 fonctionnaires de l’éducation nationale ( professeurs, instituteurs, instituteurs adjoints et maîtres d’éducation physique ), qui ont été intégrés à leurs fonctions après 20 ans d’exil, se rendent compte de plus en plus qu’ils ont été victimes d’une machiavélique machination. Les événements douloureux de 1989 ont été l’occasion pour l’administration mauritanienne de dégager des milliers de citoyens de toutes les catégories socio professionnelles sous le prétexte fallacieux et mensonger qu’ils sont d’une nationalité autre que mauritanienne. Deux décennies plus tard, suite à des pressions diverses auxquelles s’ajoutent des manœuvres de récupération politique, les pouvoirs publics ont enfin mis depuis 2009 des structures (Comité interministériel chargé du retour des réfugiés, Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés, Commission Nationale d’identification des Réfugiés), chargées de trouver des solutions définitives à ce problème de fonctionnaires radiés abusivement de leurs fonctions. C’est dans ce cadre qu’un arrêté portant réintégration de certains fonctionnaires et agents de l’Etat a été pris, en plus d’une communication en conseil des ministres présentée par Madame Coumba Bâ, ministre de la fonction publique sur la situation des anciens fonctionnaires de l’Etat, et qu’enfin une lettre datant du 29 septembre 2009 a été adressée par les Ministres de l’Enseignement Fondamental et de l’Enseignement Secondaire et Supérieur pour la réintégration de certains anciens fonctionnaires. Finalement, toutes ces dispositions n’auront été qu’une grosse montagne qui accoucha d’une petite souris.

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