Actualités
Editorial: Influences espagnoles
03-02-2010 (162 lectures)
L’Union européenne a décidé, la semaine dernière, de reprendre sa coopération, pleine et entière, avec la Mauritanie. Ainsi a décidé son conseil, réuni à Bruxelles. Que deviennent, donc, Hanevy Ould Dehah, en particulier; la liberté d’expression, en général; et, accessoirement, le dialogue inclusif, tel que recommandé par l’Accord de Dakar? Pourtant, le 20 décembre dernier, avait été signée, à Nouakchott, par le directeur général de la Commission européenne, Stefano Manservisi, et Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, une déclaration d‘intentions qui disposait, en tête des engagements pris par le gouvernement mauritanien actuel, ceux concernant les «droits de l’Homme, les libertés et droits fondamentaux, la poursuite de l’ouverture des médias et l’amélioration du cadre légal, assurant une plus grande liberté d’association, et la dépénalisation des délits de presse».Qu’a-t-on fait, de tout cela, pour mériter l’ouverture des vannes financières? Les médias officiels se sont-ils ouverts à l’opposition? A quel niveau se situe la loi libéralisant les ondes? A-t-on jamais évoqué la dépénalisation des délits de presse? Hanevy ne croupit-il pas, toujours, en prison, malgré l’expiration de sa peine? Où en est le dialogue entre le pouvoir et l’opposition?
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Pouvoir/Opposition: Dialogue encore virtuel
03-02-2010 (136 lectures)
L’Union Européenne (UE) a décidé, à l’unanimité, d’adopter toutes les mesures appropriées, en vue d’une reprise, pleine et entière, de la coopération au développement  avec la Mauritanie. Parallèlement à cette annonce, faite le lundi 25 janvier dernier, au terme d’une réunion du conseil des ministres de l’Europe des 27, tenue à Bruxelles, nos partenaires recommandent un dialogue politique entre tous les partenaires, conformément à l’accord signé à Dakar le 2 juin 2009 et solennellement paraphé à Nouakchott, 48 heures plus tard. On se souvient que c’est celui-ci qui avait permis la démission officielle du président démocratiquement élu en mars 2007, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, conformément à la Constitution. Puis la  participation des candidats de  l’opposition, au scrutin présidentiel du 18 juillet dernier. Mettant, ainsi, fin à une crise politique et institutionnelle de douze mois, avec, pour épilogue, la victoire du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la junte militaire qui avait fomenté le coup d’Etat du 6 août 2008.
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Crise de l’irrigué: Les exploitants se retrouvent avec leur production sur les bras
03-02-2010 (122 lectures)
C’est au moment où les exploitants de la filière irriguée attendent preneurs de leur dernière récolte de paddy et se préparent à entamer la campagne de janvier que les agriculteurs privés s’entendent dire, par la voix officielle du ministre du Développement Rural, que l'État, son principal client, ne leur  rachètera leur production, déposée, depuis bientôt quatre mois, chez les usiniers. «L'État ne s’occupe pas de la commercialisation du paddy», aurait déclaré, en substance, le premier agriculteur du pays. Douche froide, pour ne pas dire panique, chez les producteurs qui s'attendaient, bien évidemment, à tout autre chose. Ne serait-ce qu'un petit encouragement pour tant d’efforts fournis afin d'approvisionner le marché national. Que de désespoir, pour des gens détenteurs de 70% de la production nationale!  
L'État avance l'argument de l’épuisement des fonds de l’UNCACEM, structure publique chargée d’octroyer des crédits aux agriculteurs. Or, à en croire un opérateur, «c’est la troisième campagne que nous réalisons sur nos propres ressources, sans apports de l’UNCACEM.» Et notre opérateur désespéré  d’ajouter: «si nous avions su que l'État ne nous rachèterait pas notre paddy, nous aurions commencé à rechercher une solution, dès le lendemain de la récolte.»
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Semaine
03-02-2010 (93 lectures)
Injustice criante
Après avoir rendu service à la patrie, 27 ans sous le drapeau, le caporal  Abou Demba Diallo a été mis à la retraite, sans aucun  autre droit qu’un renvoi pur et simple, comme un malpropre. Il ne touchera aucun de ses droits et ne profitera pas de sa pension de retraité, ni même du transport libéral. Il a été «libéré», comme on dit dans le jargon militaire, c'est-à-dire, révoqué de l’armée, le 22 octobre 2008, alors qu’il traînait blessure. Souffrant dans sa chair et après avoir bénéficié d’une période de repos, le voilà accusé de désertion. Muni de ses justifications médicales et d’un certificat de repos, le voici jeté en prison. C’est là «ma première sanction disciplinaire». […] « Depuis mon incorporation dans l’armée nationale, le 1er août 1981, je n’ai jamais été sanctionné. Je ne me suis jamais absenté de mon service.» L’homme souffre, depuis deux ans, de cette injustice criante et demande réparations. Il ne cesse de saisir le chef de l’Etat, chef suprême des armées, mais toutes ses réclamations sont restées vaines. Sans aucun revenu, ce père de sept enfants traverse une passe difficile.
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Autour d’un thé
03-02-2010 (105 lectures)
Ce mardi, au siège du Calame, c’est le calme plat. Pourtant, il y a du monde. Le thé est abondamment servi. Mais c’est, curieusement, sans éclat ni relief. Dans la grande salle de rédaction, Cheikh et Mansour s’affairent, devant leur machine. Exceptionnellement, tous les journalistes sont présents, en même temps. Mais le patron est absent. Normal. Les charges du journal sont lourdes. Salaires, factures, eau, électricité, Internet, carburant, loyer, dépenses diverses et imprévues. Alors, il faut bien courir. Un bon patron, c’est ça. Surtout que les temps ne sont plus comme avant. Peu de vente. Peu de publicité. Pas de subventions. Surtout pour une «mauvaise presse» comme le Calame, «calomniateur», opposant, «ennemi» du système.
Le président est revenu de son voyage. Mais, il n’est pas revenu bredouille, comme certains. C’est un adepte du concret. Plusieurs centaines de voitures données par la République Islamique d’Iran à la République Islamique de la Mauritanie.
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Mémoires d’un enseignant
03-02-2010 (117 lectures)
En juillet 1988, les affectations étaient terminées. Chacun savait là où il devrait aller exercer ses talents de jeune instituteur. J’étais de ceux qui partaient au Hodh Chargui. C’est un rituel, les sortants vont, toujours, dans des wilayas comme les Hodhs, le Guidimaka, le Tagant, le Tiris Zemmour ou Dakhlet Nouadhibou. En août, un communiqué de la radio convoqua les instituteurs sortants à se présenter, dès le 15 septembre, à l’ENI de Nouakchott, pour leur acheminement vers leurs lieux de travail. Le communiqué précisait que ceux qui ne viendraient pas prendraient en charge les frais de leur transport. Le jour prévu, l’enceinte de l’école de formation fut prise d’assaut par des centaines d’enseignants. Baluchons, sacs de toute nature, bagages divers traînaient par terre. En petits groupes, les instituteurs discutaient de tout. La scène ressemblait à celle du transport des agriculteurs vers leur terroir respectif, pendant l’hivernage. Les bus de la STPN (Société de Transport Public National) étaient déjà là. Les chauffeurs buvaient tranquillement leur thé. Les convoyeurs, en leur qualité informelle de chef de bord, se faisaient attendre. 
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CAN: Pharaons puissance 7
03-02-2010 (82 lectures)
L’équipe nationale d’Egypte, dénommée  les «Pharaons», a remporté, dimanche à Luanda, la 27ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN2010), en battant en finale, les Blacks Stars du Ghana, mythique formation des années 1960-1970, sur le score de 1-0. Au total,  les joueurs des bords du Nil ont inscrit sept fois, au palmarès de la prestigieuse compétition, le nom de leur pays: 1957,1959, 1986,1998, 2006, 2008 et 2010.
Sur le terrain, on aura assisté à une rencontre peu emballée, un match fermé par une défense ghanéenne de zone. Une ouverture  tardive du score, à la 85ème minute, alors que les acteurs et témoins de l’événement avaient déjà l’esprit tourné vers une prolongation. Le coup est réussi par  Gedo, un  jeune remplaçant de luxe, arrivé, dans l’effectif,  tout juste au cours de l’année 2009. Pour le fait du jour,  embusqué aux 16 mètres, dans une position légèrement décalée, il  enroule le ballon dans le côté opposé du filet.
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Challenge Sidi Mohamed Abass: Pluie de sanctions
03-02-2010 (86 lectures)
De nombreux cas de fraude ont été découverts, par les équipes de veille du tournoi. Ce qui a entrainé des bouleversements dans les classements. Sur le terrain, la septième ronde du challenge s’est jouée le week-end dernier. Dans la Poule A, le lycée Abdoulaye Djigo a été étrillé, 0 à 4, par le lycée des Nations. Le lycée El Vowz perd, 0 à 3, par pénalisation, au profit du lycée Dar El Ouloum, en raison de la non-conformité des documents administratifs concernant un de ses joueurs, Brahim Othmane.
Le lycée l'Ecole et la Vie  dispose, par 1 but à 0, de celui de Cheikh Moussa. Le lycée National s’incline, 1 à 2, devant le lycée  Chems Dine. Match nul, un but partout, entre le lycée Riad et celui de L’Avenir. Au classement, le lycée des Nations est en tête, avec 18 points, suivi du lycée Chems Dine (15) et le lycée National (13 points).
Dans la poule B, le lycée Tevrag  Zeïna gagne, sur tapis vert, 3 buts à 0, par pénalité, au détriment du lycée Motar Daddah, pour non-respect de l'heure de la convocation. 
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